En tchétchénie, la guerre continue.
Oubliée des médias occidentaux, censurée par
les journalistes, elle est très peu médiatisée.
Mais pourtant, les civils continuent de mourir, continuent d'être
arbitrairement arrêtés et emprisonnés, continuent
de voir leurs droits bafoués. Cette guerre, que les politiques
oublient est dévastatrice pour le peuple tchétchène.
Les hommes de Vladimir Poutine torturent les rebelles, mais aussi
les civils, ils perpètrent de terribles crimes contre la population
tchétchène dont les enlèvements d'innocents,
qui disparaîtront mystérieusement, ils pillent des habitations
civiles, ils vandalisent des institutions telles les écoles
et commentent d'autres violations des droits humains.
Les rebelles commettent des attentats, dont l'un a fait 14 morts à
Moscou. Mais ils ne faut pas les assimiler à ces actes terroristes.
Il existe des rebelles pacifiques qui protestent en écrivant
et en parlant contre les russes qui ne veulent donner l'indépendance
à un pays occupé,
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mais des dizaines ont été
lâchement assassinés par l'armée de Vladimir Poutine.
Les russes continuent à faire des morts tchétchènes
chaque jour, dans des conditions de guerre atroces, sans respecter
les accords de Genève et contre une armée Tchétchène
sous armée et aux effectifs minimes. Dans ces conditions de
répression, même si je condamne évidement toute
action terroriste, et que celles-ci me répugnent, comment montrer
à l'opinion publique, qui se désintéresse de
la question, que les tchétchènes sont dans une situation
terrible et qu'il ont besoin d'aide ?
Oui, il est scandaleux de laisser ce peuple souffrir. Lorsque un ministre
Français rencontre un de ses homologues russes, ou le président,
il se garde bien de parler de ce sujet qui fâche. La guerre
irakienne a fait la une des journaux pendant toute sa durée,
car elle n'a pas dépassée le nombre de jours à
partir du quel les gens en ont ras-le-bol. Mais la guerre Tchétchène,
elle, est ancienne et dure depuis plusieurs années. Aussi,
les journaux ont mis une croix dessus, en ont légèrement
reparlé grâce à l'élection montée
du président de la république, pour la ré-oublier
à ce jour. |